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Le club

Extrait de l'émission Matière Grise de la RTBF concernant les travaux de Costantino Balestra

Historique

Il était une fois deux frères jumeaux, Claudio et Costantino Balestra. À 20 ans, Claudio fait une mauvaise chute de trampoline qui le rend tétraplégique, c'est-à-dire paralysé des deux deux jambes et partiellement des deux bras.

Quelques années plus tard, au milieu des années 80, les deux frangins envisagent de plonger ensemble. À l'époque, presque personne n' avait encore essayé d'emmener des handicapés sous l'eau, mais Tino pense que c'est possible et son avis est de conséquence puisqu'il vient d'obtenir son doctorat en physiologie. Son frère quant à lui, est maintenant docteur en droit. Le petit Tino et le petit Claudio sont désormais le professeur Balestra et maître Balestra.

Tino se met donc à la plongée, et devient membre de la commission médicale de la fédération LIFRAS. Il se lance dans une longue série de tests et d'expériences sur des plongeurs handicapés pour voir comment leur organisme réagit à la pression.

Il faut bien comprendre que le principal danger de la plongée n'est pas la noyade mais les effets de la décompression. En deux mots, les plongeurs sont exposés sous l'eau à une pression bien plus importante que celle de la surface. Cela n'a rien de désagréable, mais les microbulles de gaz accumulés dans l'organisme pendant la plongée se dilatent lors du retour à la pression atmosphérique, c'est-à-dire pendant la remontée. Si le plongeur est resté trop longtemps sous l'eau, cette dilatation des microbulles peut entraîner de graves problèmes, comme par exemple bloquer les artères. C'est ce qu'on appelle un accident de décompression.

Présentation de DAN Europe, dans un anglais facile à comprendre...

Au vu des bons résultats de ses expériences, son frère et lui décident de créer un club ouvert aux personnes handicapées, mais la LIFRAS n’approuve pas leur projet.

Ils s'adressent alors à Divers Alert Network (DAN), une organisation scientifique qui fait des recherches sur les effets physiologiques de la plongée. Convaincus par les résultats de Tino l'organisation accepte d'assurer le club. L'aventure peut enfin commencer sérieusement.

En 1994, un premier voyage en mer Rouge (Égypte) est organisé avec 70 personnes dont une quinzaine sont atteints de sclérose en plaques, et une dizaine sont en chaise roulante (tétraplégiques, paraplégiques, amputés etc.)

Depuis, la plongée sous-marine est devenue un classique du sport adapté, le professeur Costantino Balestra est vice-président de DAN Europe et le club organise presque tous les ans un voyage d'une semaine en mer Rouge.


Organisation

Un club, deux piscines

Certains membres du club qui désiraient pouvoir plonger deux fois par semaine ont fondé la branche boraine du club, à Colfontaine (du côté de Mons) avec le même objectif d'intégration des personnes handicapées. Cependant, la proximité de Bruxelles où sont implantés plusieurs centres de revalidation et particulièrement le CTR fait qu'à l'heure actuelle, tous les plongeurs handicapés plongent à Braine-L'Alleud.

Les membres peuvent donc plonger dans chacune de ces piscines, le comité est commun et les cotisations sont les mêmes.


Comité

Président

Jean-François Dinant

Photo de Jean-François

Trésorier

Paride Gugel

Photo de Paride

Secrétaire

Andy Rokegem

Photo de Andy

Membres



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La meilleure fédération ? PADI (mais c'est la nôtre)

Logo de la fédération

Comme tous les clubs, nous sommes affiliés à une fédération, en l'occurence PADI (Professional Association of Diving Instructors).

C'est une fédération internationale, leader mondial de la formation de plongeurs. Un brevet PADI est reconnu partout dans le monde.

Pour en apprendre plus sur PADI, visitez leur site Web.


Plonger avec un handicap

photo prise sur le bateau

D'un point de vue médical

Comme expliqué plus haut, le club a été fondé par un docteur en physiologie, et participe régulièrement à des expériences pour la recherche scientifique, en collaboration avec DAN. Les très nombreuses données récoltées jusqu'ici indiquent que les plongeurs handicapés réagissent aussi bien à la plongées que leurs camarades valides. Nous continuons cependant à être très prudents, cela va de soi.

Visitez le site Web de DAN : www.daneurope.org

D'un point de vue pratique

Pour être breveté, un plongeur doit prouver qu'il maîtrise toute une série de compétences, tant théoriques que pratiques. On ne plaisante pas avec la sécurité, il n'est donc pas question de faire l'impasse sur ces exigences sous prétexte du handicap.

Par contre, il existe une multitude de manières de s'y prendre pour répondre à ces exigences. Le choix du matériel par exemple, ou d'une technique de mise à l'eau adaptée est particulièrement important pour un plongeur moins valide.

Comme tous les handicaps sont différents, chacun doit trouver le matériel et les techniques qui lui permettront de plonger en toute sécurité. Il n'y a pas de recette miracle, mais nous commençons à acquérir une certaine expérience, nous pouvons rapidement orienter un plongeur vers la solution qui lui conviendra le mieux.


Quelques exemples d'adaptation :

un paraplégique portant une paire de 
	gants palmés
Gants palmés
  • Les gants palmés

    Un grand classique qui permet à un plongeur paraplégique par exemple de "palmer" bien plus efficacement.
  • Un inflateur adapté

    Pour gérer la flottabilité malgré des mains malhabiles où sans interrompre un mouvement de brasse. Matériel d'origine judicieusement choisi ou matériel bricolé, à voir au cas par cas.
  • Un lestage ad hoc

    Plombs de cheville, poches largables, mousquetons à largage rapide, bouteille en acier, en aluminium ou en carbone, de 10, 12, 15 litres, un plongeur met parfois des années à trouver la configuration idéale, et je parle d'expérience!


    un plongeur paraplégique est hissé sur le bateau 
	à l'aide d'une grue
    Un plongeur paraplégique est hissé à bord à l'aide d'une grue.
  • Une simple balle de golf

    Les adaptations les plus efficaces ne sont pas toujours les plus chères, un simple bout de ficelle et une balle de golf peuvent considérablement faciliter la manipulation d'une purge!

Le mot de la fin

En conclusion, un plongeur moins valide bien formé, bien équipé et raisonnable sera parfaitement à l'aise dans le Grand Bleu. La plongée sous-marine est devenue un classique du sport adapté, tant et si bien qu'on trouve facilement des hôtels et des bateaux spécialement conçus pour accueillir ces sportifs sur les sites de plongée des quatre coins du globe.




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